Elevages transformant et commercialisant leurs porcs
Caractéristiques économiques
Cyrielle DELISLE, Pierre FROTIN

Une typologie basée sur la rentabilité économique des exploitations enquêtées a été proposée.
Trois groupes ont été identifiés selon le pourcentage de porcs transformés.
La production, la transformation et la vente de produits fermiers constituent une activité économique permettant de valoriser la qualité d’un produit et le savoir-faire de l’agriculteur à un niveau de prix supérieur et indépendant des fluctuations du marché.
Il faut néanmoins maîtriser l’appareil de production afin de produire des denrées alimentaires de qualité constante, attirer le client et provoquer le premier achat, avant de le fidéliser, et gérer cette diversification.
L’EBE moyen sans rémunérations familiales de cet échantillon est de 2,43 €/kg de carcasse.

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Elevages transformant et commercialisant leurs porcs
Caractéristiques techniques
Pierre FROTIN

Ce travail correspond à une mise au point d’une typologie des élevages transformant et commercialisant leurs porcs à la ferme et à une évaluation de la rentabilité en 2007 de ces exploitations. L’objectif est d’analyser les critères les plus importants lors de l’installation ou d’un agrandissement, qui permettent de mieux évaluer l’atelier transformation et vente à la ferme. Ont été retenues les exploitations de différentes régions (Bretagne, Rhône-Alpes, Bourgogne, Auvergne, Midi-Pyrénées,…) acceptant l’enquête et la mise à disposition de leurs résultats économiques.
3 aspects ont été traités : la typologie des élevages enquêtés, le calcul des éléments de rentabilité des exploitations et l’identification de repères. Pour caractériser l’activité production/transformation/vente, le critère le plus adapté est le % de porcs transformés.
3 groupes se distinguent : les exploitations transformant - de 50 % des porcs produits (« les éleveurs »), celles transformant + de 75 % (« les charcutiers ») 62 % de l’échantillon, essentiellement des individuels engraisseurs et post-sevreurs-engraisseurs, et celles transformant entre 50 % et 75 % des porcs produits («les intermédiaires»).

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Cinétique de chute du pH entre 18 et 72 h post-mortem : comportement des jambons bruts et désossés
Antoine VAUTIER, Eric GAULT, Jacques BOULARD

Cette étude a permis de donner des indications précises de l’évolution du pH sur une période qui intéresse particulièrement les opérateurs industriels : la période de 18 à 72 heures post-mortem. Les principales conclusions de cette étude sont les suivantes :
• après la phase de décroissance post-mortem, le pH remonte légèrement (de +0,03 à +0,04) avant de se stabiliser,
• cette légère remontée a lieu à un délai post-mortem variable en fonction des abattoirs, en général entre 18 et 27 heures,
• la période 18-24h est donc suffisamment instable pour créer un biais lors de la mesure du pH « ultime », et une mesure à 30 heures devrait assurer une meilleure fiabilité,
• les pH mesurés à 18, 21, 24 et 27h sont par contre très corrélés entre eux, et il est possible d’établir une correspondance entre séries (abaques). Cette correspondance doit être établie au cas par cas en étudiant les fluctuations du pH qui semblent spécifiques à chaque abattoir.

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Mise en place d’un tri qualité par vision pour jambon 4D et jambon dépiécé dit 5D
Bruno BOUTTEN

Le contrôle de la qualité du jambon est nécessaire pour le salaisonnier. Prédire son comportement à la transformation permet de maîtriser son rendement technologique. Cette prédiction s’exprime vis à vis du rendemen de tranchage. L’évolution de l’approvisionnement des salaisonniers du jambon brut au jambon 4D, puis 5D impose une autre méthode que le tri pH à réception difficile sur jambon 4D et surtout 5D. Le tri en ligne par vision permet une évaluation de la qualité des jambons 4D. L’équation fait intervenir 4 variables (rouge, vert, bleue, L). La mesure présente une bonne reproductibilité dans la configuration de l’étude, le tapis évoluant à 6 m/min, ce qui permet de répéter 10 fois la mesure sur le même jambon. Les relations entre mesure par caméra et pH sont fortement corrélées. Des résultats favorables ont été obtenus avec les transformations industrielles.
Pour la qualification des jambons 5D, une reconnaissance des pièces anatomiques doit être mise en place faisant intervenir des outils statistiques adaptés.

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Evolution de la qualité technologique et sanitaire de la viande de porc depuis 10 ans
Patrick CHEVILLON

Ces 10 dernières années, une mobilisation forte des éleveurs, groupements de producteurs, fabricants d’aliment, généticiens et des abatteurs a permis de produire une viande plus maigre.
La qualité de la viande est en amélioration constante en liaison avec une meilleure maîtrise des conditions pré-abattage et d’abattage.
Outre la qualité technologique, la qualité sanitaire des viandes est de mieux en mieux maîtrisée de l’élevage à l‘abattage-découpe (Guides de bonnes pratiques hygiènes, HACCP). Un des prochains enjeux de la sécurité des aliments pour la filière sera la mise en place du « paquet hygiène » à travers des guides de bonnes pratique d’hygiène en élevage, puis la qualification des élevages sur leur statut salmonelles à l’horizon 2009.
La filière porcine devra poursuivre ses efforts sur la qualité de la viande tout en répondant à de nouveaux défis : rassurer le consommateur, proposer des produits faciles à préparer et rapides à cuisiner et en cohérence avec les attentes sociétales ….

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Oméga 3 : rôle nutrition-santé et quels enjeux pour la viande de porc ?
Antoine VAUTIER

La synthèse des travaux disponibles dans la bibliographie nous permet de conclure qu’il semble dorénavant acquis qu’une stratégie alimentaire adaptée (l’enrichissement en oméga 3 par le biais de l’utilisation de graines de lin, principalement) permet la modification de la proportion d’acides gras oméga 3 dans la fraction lipidique de la viande de porc. Cet aliment enrichi en acide gras oméga 3 pourrait alors contribuer au rééquilibrage du rapport oméga 6 / oméga 3 du régime alimentaire de l’homme, dans la mesure oùles quantités de lipides apportés sont significatives, conformément aux recommandations des ANC.

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Les valeurs nutritionnelles de la viande de porc : analyses sur 9 pièces uvc
Antoine VAUTIER

Cette étude a permis, outre une mise à jour de données anciennes, de disposer d’un profil nutritionnel complet sur un ensemble de pièces de présentations commerciales courantes.

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Élevages transformant et commercialisant leurs porcs
2e partie : les éléments de rentabilité économique

Pierre FROTIN, Cédric GERAULT, Michel BOUYSSIÈRE, Brice MINVIELLE

Pour définir des catégories d’exploitations, cette étude a pris en compte l’orientation, le nombre de porcs transformés et commercialisés, ou le nombre d’ETP nécessaire à la transformation et à la vente. Le pourcentage de transformation, c’est-à-dire le rapport : nombre de porcs transformés sur le nombre de porcs produits, est le critère qui caractérise le mieux les ateliers qui transforment et vendent des porcs produits sur la ferme. 3 groupes ont été identifiés : les exploitations qui transforment moins de 50 % des porcs produits sur l’exploitation ; plus de 75 % des porcs ou entre 50 et 75 %. On constate une nette progression du groupe « charcutiers » au détriment du groupe « éleveurs ». Ce qui, sous réserve que les échantillons étudiés en 2001 et 2005 soient comparables et représentatifs de la population, montre que la tendance est à une spécialisation de l’activité « transformation à la ferme ». Cette typologie contribuera à formuler des hypothèses pour expliquer les résultats économiques des ateliers.

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sommaire les productions diversifiées - sommaire TP vol.29 2006

 

 

 

 

 

 

Élevages transformant et commercialisant leurs porcs ;
1ère partie : caractéristiques techniques des exploitations

Cédric GERAULT, Pierre FROTIN

Pour définir des catégories d’exploitations, cette étude a pris en compte l’orientation, le nombre de porcs transformés et commercialisés, ou le nombre d’ETP nécessaire à la transformation et à la vente. Le pourcentage de transformation, c’est-à-dire le rapport : nombre de porcs transformés sur le nombre de porcs produits, est le critère qui caractérise le mieux les ateliers qui transforment et vendent des porcs produits sur la ferme. 3 groupes ont été identifiés : les exploitations qui transforment moins de 50 % des porcs produits sur l’exploitation ; plus de 75 % des porcs ou entre 50 et 75 %. On constate une nette progression du groupe « charcutiers » au détriment du groupe « éleveurs ». Ce qui, sous réserve que les échantillons étudiés en 2001 et 2005 soient comparables et représentatifs de la population, montre que la tendance est à une spécialisation de l’activité « transformation à la ferme ». Cette typologie contribuera à formuler des hypothèses pour expliquer les résultats économiques des ateliers.

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Viandes déstructurées : Effets du système d’abattage et des conditions météorologiques
Antoine VAUTIER, Brice MINVIELLE, Jacques BOULARD, Michel BOUYSSIERE, Yannick HOUIX

Cette expérimentation consiste en l’étude de trois systèmes d’abattage industriels différents. Des paramètres météorologiques ont également été relevés dans le but d’expliquer les variations saisonnières de la qualité de viande.
Cette étude a mis en évidence un effet de la température extérieure sur la fréquence de viandes déstructurées, le défaut s’exprimant davantage avec l’élévation de la température.
Les liens entre la déstructuration, les pH et les mesures de couleur ont été confirmés.
Le système d’abattage n’apparaît pas comme un facteur de risque majeur pour le défaut déstructuré, lorsque la mise à jeun est maîtrisée et qu’une durée minimale de repos de 2 heures est respectée à l’abattoir.

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sommaire qualité technologiques - sommaire TP vol.27 2004

 

 

 

Viandes déstructurées :effets des durées de transport et d’attente
Antoine VAUTIER, Brice MINVIELLE, Jacques BOULARD, Yannick HOUIX

Dans nos conditions expérimentales, le phénomène de déstructuration des muscles du jambon est très peu fréquent, avec moins de 5 % des 1126 jambons observés touchés par le défaut, et 1,5 % seulement des jambons notés comme «déstructurés» (notes 3 et 4).
A ajeunement constant, l’allongement de la durée de transport de 2 et 6 h réduit significativement la fréquence d’apparition du défaut, alors que la durée d’attente n’a pas d’influence.
Ce faible pourcentage, la déstructuration se caractérise par des pH plus bas et une couleur plus pâle des jambons.
Les résultats confirment également que les jambons atteints par le défaut sont en moyenne plus lourds et issus de carcasses plus lourdes et plus maigres que les jambons indemnes. L’influence de la durée du transport sur la fréquence de déstructuration est à mettre en relation avec la différence de pH ultime. En effet, à ajeunement constant, une durée plus longue de transport induit une diminution plus importante des réserves de glycogène et se traduit donc par un pH ultime plus élevé.

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sommaire qualité technologiques - sommaire TP vol.27 2004

 

 

 

Porcs lourds, qualité de viande et aptitude
à la transformation en jambon cuit

Brice MINVIELLE, Gérard ALVISET, Jean-Luc MARTIN, Jacques BOULARD,
Yannick LE COZLER, Nathalie QUINIOU

2 essais ont été conduits dans 2 stations pour quantifier les performances de croissance de mâles castrés et de femelles élevés en groupe avec 2 durées d’engraissement : production de porcs standards, (14 semaines) ou lourds (20 semaines). Les caractéristiques des carcasses sont évaluées par les composantes de la Teneur en Viande Maigre (épaisseurs de gras et de muscle), la qualité de viande par la mesure du pH1 et du pHu. Les carcasses lourdes pèsent en moyenne 28 kg de plus que les standards et leurs épaisseurs de gras et de maigre sont plus élevées, respectivement de plus de 4 et 6 mm en moyenne. Les jambons lourds pèsent en moyenne 3 kg de plus, mais aucune différence n’est observée au niveau du rendement anatomique après désossage et parage.
Le pHu des jambons lourds est en moyenne plus élevé de 0,1 unité, qui explique en partie les meilleurs rendements à la cuisson, au tranchage et global.

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sommaire qualité technologiques - sommaire TP vol.27 2004

 

 

 

 

Fabrication du jambon de Parme ou de San Daniele :
Cahier des charges pour la production de porcs lourds

P. BOSI, V. RUSSO

Afin d’obtenir des produits de qualité supérieure, la production du porc lourd italien est soumise à des règles fixées par un consortium. Ainsi, les porcs sont abattus au poids vif de 160 kg pour un âge minimum de 9 mois. Ils sont issus essentiellement des races Large White et Landrace italiens, utilisées en pures ou en croisements, sélectionnées sur la base de critères spécifiques.
Pour une bonne aptitude au séchage, le gras de couverture du jambon frais doit être suffisamment épais et sa teneur en acide linoléique inférieure à 15 g/kg. Ces contraintes d’âge et de poids à l’abattage ainsi que sur la qualité des gras nécessitent une conduite alimentaire spécifique.

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sommaire productions diversifiées - sommaire TP vol.27 2004

 

 

 

 

Eleveurs transformant et commercialisant leurs porcs :
Synthèse d’enquêtes et de diagnostics techniques

Brice Minvielle, Michel Bouyssière, Benoît Bouldé

Cet état des lieux a été réalisé entre juillet 2000 et décembre 2001. Il révèle la diversité et la complexité des élevages transformant et commercialisant (totalement ou partiellement) les porcs produits sur l’exploitation. Des caractéristiques communes et plusieurs groupes se dessinent en fonction de l’orientation et la taille de l’atelier porc ou le nombre de porcs transformés et commercialisés. Le critère le plus intéressant pour caractériser les exploitations engagées dans la transformation et la commercialisation est le pourcentage de porcs transformés par rapport au nombre de porcs produits. Sur l’aspect rentabilité, la connaissance des caractéristiques économiques de
ces élevages mérite d’être approfondie.
Des données devraient être recueillies au niveau régional ou local puis centralisées. Des caractéristiques communes pourront alors être dégagées et des véritables références établies, au-delà des spécificités locales.

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sommaire productions diversifiées - sommaire TP vol.26 2003

 

 

 

Viandes déstructurées : Facteurs de risque ;
Caractérisation colorimétrique, biochimique et histologique.
Brice Minvielle, Yannick Houix, Bénédicte LEBRET

Les observations effectuées dans 5 abattoirs industriels de l’Ouest de la France sur 3740 jambons provenant de 44 lots d’abattage différents, ont permis d’estimer la fréquence d’apparition des viandes déstructurées à 17 %. Le pH ultime du jambon bas, l'épaisseur de maigre importante et de gras dorsal faible, ainsi que le poids de carcasse élevé, sont des facteurs de risque d'apparition du défaut. Un modèle de régression a permis de confirmer l'importance décroissante de ces facteurs dans la déstructuration.
Des analyses colorimétriques, biochimiques et histologiques complémentaires ont été réalisées sur 150 jambons. La luminosité et l'intensité de coloration des viandes augmentent fortement avec l'importance de la déstructuration.
Les muscles déstructurés présentent un potentiel glycolytique plus élevé, ainsi qu’une augmentation des espaces interfibrillaires et une hypercontraction des fibres musculaires suggérant que la déstructuration se rapprocherait d'une lésion de type PSE localisée dans les muscles profonds de la cuisse. Cette étude permet de mettre en évidence des facteurs de risque d’apparition du défaut déstructuré, cependant des études complémentaires sont nécessaires pour identifier son origine.

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sommaire qualité technologique - sommaire TP vol.24 2001

 

 

 

Rendements au séchage, au tranchage et qualités gustatives des jambons sel sec
B. Griot, M. Bouyssière, J. Boulard, R. Kérisit

La salaison sèche est considérée comme une des plus anciennes techniques de conservation de la viande. Ces dernières années, la maîtrise des ambiances durant le séchage a permis de passer d’une production saisonnière à une production industrielle et continue. Le marché du jambon sec est tiré par l’accroissement de la demande liée aux produits tranchés et commercialisés en libre-service. En libre-service, le consommateur prend le temps d’observer les produits. Sa décision d’achat tient compte de la présentation, des défauts apparents et du prix.
Les principaux défauts répertoriés concernent :
- l’importance du gras de couverture et intramusculaire,
- les points de sang,
- les différences importantes de couleur entre les muscles,
- les hématomes internes,
- l’aspect spongieux de certains muscles,
- la tenue de tranche,
- le croûtage.
Pour un industriel, l’objectif reste la recherche du meilleur rendement au tranchage et d’une bonne qualité gustative, surtout en évitant un goût salé trop prononcé.
Cette étude réalisée en 1995 a été demandée par deux entreprises de fabrication de jambon sec et a pu être menée à bien grâce à la participation financière de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la région Midi-Pyrénées.
Elle avait pour objectif essentiel de déterminer l’influence de la congélation de la matière première et du pH ultime sur les pertes au séchage et au tranchage ainsi que sur la qualité gustative des jambons. Deux types génétiques parmi les plus couramment utilisés ont été retenus afin de mesurer l’existence d’un biais éventuel.

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sommaire qualité technologique - sommaire TP vol.21 1998