|
L'application des conclusions et des recommandations
des experts du comité scientifique vétérinaire
de l'Europe, rapport paru le 30 septembre 1997, se traduirait en France
par un bouleversement dans l'utilisation du parc bâtiment porcin.
A effectif égal, l'augmentation des surfaces allouées
aux animaux se traduit par des investissements importants. En effet,
les surfaces suggérées pour les porcelets en post-sevrage
et les porcs charcutiers seraient de 45 % supérieures à
celles définies par les recommandations actuelles sans que cela
ne soit compensé par une augmentation probable des performances.
Dautres points font l'objet de recommandations comme le logement
des truies en groupe lors de la gestation, l'absence de contention en
maternité, la distribution éventuelle d'aliments grossiers
aux truies gestantes.
Concernant l'ambiance en bâtiment, il est préconisé
de ne pas dépasser la teneur en ammoniac de 10 ppm ; cet objectif,
difficile à tenir en période froide, nécessite
la mise en oeuvre de nouvelles techniques dont le coût est difficile
à évaluer.
Dans ce qui va suivre, nous tenterons, par rapport aux recommandations
actuelles, d'évaluer les surcoûts résultant des
investissements nécessaires au respect des préconisations
du rapport du comité d'experts de 1997. Les coûts des diverses
solutions seront évalués à partir de métrés
de bâtiments et des coûts élémentaires publiés
par l'ITP dans le bordereau "A quel prix loger". Au-delà
une évaluation plus globale de l'impact de ces mesures sur le
coût de production du porc charcutier sera mise en uvre.
|
|
Article à télécharger
520 ko
|
 |
|