Station d’expérimentation nationale porcine de Romillé
Bilan de fonctionnement

Michel LE DENMAT, Didier GAUDRÉ

L'application des conclusions et des recommandations des experts du comité scientifique vétérinaire de l'Europe, rapport paru le 30 septembre 1997, se traduirait en France par un bouleversement dans l'utilisation du parc bâtiment porcin.
A effectif égal, l'augmentation des surfaces allouées aux animaux se traduit par des investissements importants. En effet, les surfaces suggérées pour les porcelets en post-sevrage et les porcs charcutiers seraient de 45 % supérieures à celles définies par les recommandations actuelles sans que cela ne soit compensé par une augmentation probable des performances.
D’autres points font l'objet de recommandations comme le logement des truies en groupe lors de la gestation, l'absence de contention en maternité, la distribution éventuelle d'aliments grossiers aux truies gestantes.
Concernant l'ambiance en bâtiment, il est préconisé de ne pas dépasser la teneur en ammoniac de 10 ppm ; cet objectif, difficile à tenir en période froide, nécessite la mise en oeuvre de nouvelles techniques dont le coût est difficile à évaluer.
Dans ce qui va suivre, nous tenterons, par rapport aux recommandations actuelles, d'évaluer les surcoûts résultant des investissements nécessaires au respect des préconisations du rapport du comité d'experts de 1997. Les coûts des diverses solutions seront évalués à partir de métrés de bâtiments et des coûts élémentaires publiés par l'ITP dans le bordereau "A quel prix loger". Au-delà une évaluation plus globale de l'impact de ces mesures sur le coût de production du porc charcutier sera mise en œuvre.

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sommaire logement - bien-être - sommaire TP vol.23 2000