Les Pays-Bas sous la contrainte de l’environnement
Catherine GRACIAN, Daniel DARIDAN

Petit pays par la surface, mais grand par l’importance de son agriculture, les Pays-Bas exportent 60% de leurs productions animales.
Dès les années 60, les premières données scientifiques avaient mis en évidence les premiers signaux.
Sous les sols sableux, les nappes phréatiques dépassent fréquemment la norme de 50 mg/l. Les eaux de surface souffrent d’excès de nitrates et de phosphates, d’origines agricole mais aussi domestique et industrielle...
Trente ans après, les actions mises en place ont malheureusement révélé leur impuissance à résoudre ces problèmes.
Les Pays-Bas s’acheminent, dans ce contexte, vers des réglementations de plus en plus sévères qui risquent d’affecter leur présence sur les marchés mondiaux des produits animaux.

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sommaire environnement - sommaire TP vol.23 2000

 

 

 

 

Raisonner l’utilisation des déjections porcines
de la valorisation agronomique aux traitements

Claude TEXIER

Avec l’application des nouvelles réglementations européennes et nationales, les producteurs de porcs se trouvent dans l’obligation d’accroître les capacités de stockage des lisiers et des fumiers sur leurs exploitations. Mais cette plus grande autonomie améliore les pratiques d’épandage permettant une utilisation optimale des fertilisants organiques par les plantes.
Tous les éleveurs cependant ne peuvent pas recycler sur leurs propres cultures la totalité des lisiers produits par leurs élevages. Au delà d’une densité de cheptel correspondant à deux truies par hectare de surface cultivée (en système naisseur-engraisseur) le traitement du lisier devient nécessaire.

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sommaire environnement - sommaire TP vol.24 2001

 

 

 

 

Porcherie verte : un programme de recherche
pour « développer des systèmes de production porcine compétitifs satisfaisant
un haut niveau d’exigences quant au respect de l’environnement »
Bernard FOSTIER

L’objet du programme porcherie verte est de proposer des systèmes « propres » de production porcine.
C’est un programme de recherche qui vise à mettre au point des systèmes de production de viande porcine qui préservent la qualité de l’environnement (air, sol, eau).
Il s’inscrit dans une double démarche :
- aider les systèmes de production actuels à s’adapter aux nouvelles contraintes socio-économiques et agri-environnementales,
- explorer les possibilités et les limites de systèmes de production alternatifs aux modèles majoritaires

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sommaire environnement - sommaire TP vol.25 2002

 

 

 

 

 

 

État des lieux du traitement des lisiers de porcs en France
Pascal LEVASSEUR, Nolwenn LEMAIRE

Cet état des lieux montre l’effort de la filière porcine pour la résorption des excédents azotés.
A l’avenir, il est probable que les élevages auront davantage recours au traitement (semi)collectif ou aux unités mobiles.

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sommaire environnement - sommaire TP vol.26 2003

 

 

 

 

 

 

Les références CORPEN de rejets des porcs en N, P, K, Cu et Zn
Claude TEXIER

En 2003, le CORPEN proposait de nouvelles référencesde rejets pour l’azote, le phosphore et le potassium, et les complétait avec le cuivre et le zinc. Ces références tiennent compte des performances actuelles des élevages, des conduites alimentaires récentes économisant l’azote et le phosphore (alimentation standard et « biphase »), mais aussi du mode de logement et du type d’engrais de ferme produit (lisier, litière).

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sommaire environnement - sommaire TP vol.27 2004

 

 

 

 

 

État des lieux du traitement des lisiers de porcs en France
Pascal LEVASSEUR, Nolwenn LEMAIRE (UGPVB)

Cet état des lieux montre l’effort de la filière porcine pour la résorption des excédents azotés puisqu’au mois de novembre 2005, la France comptait environ 380 stations de traitement en fonctionnement, situées pour plus de 85 % d’entre elles sur la seule région Bretagne.
Le traitement biologique par boue activée reste dominant puisqu’il représente environ 3/4 des unités et 83 % des quantités traitées (87 % en Bretagne).

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sommaire environnement - sommaire TP vol.29 2006

 

 

 

 

 

Hygiénisation des effluents d’élevage porcin
Pascal LEVASSEUR, Stéphane DUTRÉMÉ

Cette étude bibliographique est l’occasion de faire le point des connaissances sur la présence de germes pathogènes dans les effluents porcins et les risques de contamination des hommes et des animaux, et sur l’efficacité hygiénisante des différentes modalités de gestion et de traitement de ces effluents.
Les informations recueillies dans le cadre de cette revue bibliographique ont permis de hiérarchiser les principaux procédés de gestion des effluents selon leur efficacité hygiénisante. Ainsi, le traitement biologique par boue activée, le compostage et la méthanisation en phase thermophile permettent une hygiénisation globalement satisfaisante pour la plupart des germes pathogènes. Toutefois, ils ne constituent pas une garantie totale contre certains germes résistants et/ou en cas de forte contamination initiale.
Pour autant, dans les conditions d’utilisation courantes des effluents d’élevage, la bibliographie montre que les situations avérées de recontamination de la chaîne alimentaire en aval de l’épandage restent extrêmement rares et limitées à des circonstances exceptionnelles.

sommaire environnement - sommaire TP vol.30 2007

 

 

 

 

 

Evacuer fréquemment les lisiers des porcheries avec les techniques du lisier frais
Yannick RAMONET, Christophe GUIVARCH, Brigitte LANDRAIN,
Paul ROBIN, Abdeltif AMRANE, Juan C. OCHOA

Cette synthèse présente les techniques qui permettent d’évacuer 5 à 8 fois par jour un lisier frais des bâtiments d’élevage. Les systèmes mécaniques utilisent un racleur pour collecter et évacuer les déjections. Les systèmes hydrauliques font appel à des techniques proches de celles des chasses d’eau, un liquide issu du lisier étant utilisé pour évacuer les déjections. L’accent est porté sur l’aménagement du sol, celui de la préfosse ainsi que sur les techniques qui permettent d’obtenir le liquide de chasse.
L’émission d’ammoniac est réduite avec les systèmes de lisier frais. L’article est illustré par les réalisations mises en place à la station régionale porcine des Chambres d’agriculture de Bretagne à Guernevez.

sommaire environnement - sommaire TP vol.30 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

La certification environnementale ISO 14001 appliquée aux élevages porcins français
Sandrine ESPAGNOL, Yvon SALAUN

Dans une étude financée par l’Agence de l’Eau Seine Normandie, l’IFIP a accompagné deux élevages porcins dans leur démarche vers la certification ISO 14001, jusqu’à son obtention. Une méthode a été éprouvée et des références, sur l’investissement requis et les retombées de la démarche, ont été obtenus, dans l’objectif d’appréhender l’accessibilité de la méthode à différents types d’élevages. Le temps nécessaire à la mise en place de la certification est évalué à une centaine de jours répartis sur deux ans. Le coût total varie, selon le type d’élevage, de 0,007 à 0,034 €/kg de carcasse. Ce besoin important de temps lors de la mise en place réserve cette démarche à des élevages de plus de 200 truies. Les retombées positives consistent en une amélioration des conditions de travail et de l’image de l’élevage auprès des tiers. Aucune retombée économique directe ne semble escomptable dans le contexte actuel. Au quotidien, le système est vécu comme contraignant. Un travail de simplification est nécessaire pour consolider l’appropriation de la démarche dans les deux élevages certifiés et permettre à d’autres d’y accéder plus facilement. Au terme de cette expérience, la certification environnementale reste une solution mobilisable parmi d’autres pour contribuer à la gestion des impacts environnementaux de l’élevage.

sommaire environnement - sommaire TP vol.31 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

Gestion environnementale des exploitations porcines : proposition d’indicateurs
Sandrine ESPAGNOL, Solène LAGADEC, Cyrille RIGOLOT, Yvon SALAÜN

Face aux enjeux environnementaux auxquels la production porcine est confrontée, il est suggéré d’en intégrer la gestion dans les élevages en les dotant d’outils. 9 premiers indicateurs sont proposés pour les ateliers porcins qui permettent une gestion individualisée au niveau de l’exploitation et une mutualisation au sein d’un réseau (constitution de « références »). Ils quantifient les consommations (eau, énergie) et émissions (NH3, GES et odeurs) directes, les rejets (N, P2O5, Cu et Zn) et les déchets, ramenés au kilo de porc produit. Les indicateurs s’appuient sur des données disponibles en élevage et des méthodes d’analyse technico-économique existantes. Leur application dans 7 élevages montre leur sensibilité inter-élevages et intra-élevage ; ils apportent en cela un plus par rapport à la simple utilisation de références moyennes. Certains requièrent toutefois la mise en place de moyens de mesure adaptés en élevage pour une évaluation de bonne qualité. Le lancement d’un réseau pilote est actuellement à l’étude et valorisera ces premiers acquis en collaboration avec les acteurs de la filière.

sommaire environnement - sommaire TP vol.31 2008