Contexte, atouts et faiblesses des effluents porcins et avicoles destinés à être exportés
Pascal LEVASSEUR, Claude AUBERT

Le transfert d’effluents avicoles et de co-produits de traitement des lisiers de porcs est indispensable pour la résorption des excédents, particulièrement de phosphore. La filière avicole exporte des fumiers de poulets et des fientes sèches de pondeuses, soit environ 700 000 t de produit brut. Le transfert
des co-produits de traitement des lisiers de porcs est récent.
Suite à l’essor du traitement, la production de refus de séparation de phases, actuellement estimée à 55 000 t, pourrait atteindre à terme 130 000 t de produit brut mature. Afin de compenser le surcoût des exportations, il est important de vendre ces produits organiques dans de bonnes conditions. Les opérateurs doivent s’adapter aux multiples contraintes : éloignement des zones utilisatrices, respect des normes réglementaires, maîtrise de l’image des produits et de leur valeur agronomique.
Cet article identifie ainsi les atouts et faiblesses des effluents porcins et avicoles destinés à être exportés.

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sommaire environnement - sommaire TP vol.29 2006

 

 

 

 

Production et composition des fumiers de porcs engraissés
sur sciure, copeaux ou écorce

Claude TEXIER, Pierre BARON, François CHARNET

Cet article apporte, comparativement aux fumiers pailleux, des références de production, de composition et de rejets de porcs engraissés sur sciure ou autres déchets de bois. Des sciures sèches ou fraîches, des copeaux secs et des écorces fraîches ont été testés. Les résultats d’une enquête réalisée par l’IDF en collaboration avec l’ITP, auprès de techniciens de Chambres d’agriculture et Groupements de producteurs sont analysés. Elle confirme la marginalité de cette pratique et montre le manque de connaissances des techniciens porcins à l’égard de l’utilisation de la sciure en litière, lié notamment au peu de référence sur le sujet. La sciure s’utilise en litière selon des modalités pratiques très diverses et l’absence de modèle de production constitue un frein majeur au développement de cette technique. Compte tenu de ses avantages environnementaux, l’utilisation de la sciure semble amenée à se développer. Il s’avère possible de rationaliser la conception des bâtiments afin de mécaniser certaines tâches ingrates comme l’entretien de la litière.

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sommaire environnement - sommaire TP vol.27 2004

 

 

 

Les fumiers de porcs sur litière de paille accumulée
Composition, production et rejets entre le sevrage et l’abattage

Claude TEXIER, Philippe ROCHER, Olivier TURPIN

Cette étude compare des rejets d’azote, phosphore et potassium de porcs engraissés selon deux modes de collecte des effluents (lisier ou fumier). En poids, les quantités de lisier produites sont deux à trois fois supérieures aux quantités de fumiers obtenues. Exprimés en volume, les rejets par porc varient du simple au double entre les fumiers et les lisiers (0,2 et 0,4 m3/porc respectivement). La comparaison des deux types de déjections, lisier ou fumier, montre que l’épandage d’une tonne de fumier apporte 60 à 70 % d’azote de plus qu’un mètre cube de lisier. La part d’azote excrétée par les animaux retrouvée dans les déjections diminue de 40 % en moyenne lorsque le fumier remplace le lisier. L’utilisation de ce type de litière peut être considérée comme un procédé de traitement permettant l’abattement de l’azote directement sous les animaux. En cinq mois d’un stockage réalisé sous abri et sans retournement, les fumiers ne perdent que 20 % de leur poids initial, soit deux fois moins que s’ils sont soumis à un compostage.

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sommaire environnement - sommaire TP vol.27 2004

 

 

 

Les rejets d’azote, phosphore, potassium, cuivre et zinc
des porcs engraissés sur caillebotis ou litière de bois
Claude TEXIER, Pascal LEVASSEUR

Cette étude compare des rejets d’azote, phosphore et potassium de porcs engraissés selon deux modes de collecte des effluents (lisier ou fumier). En poids, les quantités de lisier produites sont deux à trois fois supérieures aux quantités de fumiers obtenues. Exprimés en volume, les rejets par porc varient du simple au double entre les fumiers et les lisiers (0,2 et 0,4 m3/porc respectivement). La comparaison des deux types de déjections, lisier ou fumier, montre que l’épandage d’une tonne de fumier apporte 60 à 70 % d’azote de plus qu’un mètre cube de lisier. La part d’azote excrétée par les animaux retrouvée dans les déjections diminue de 40 % en moyenne lorsque le fumier remplace le lisier. L’utilisation de ce type de litière peut être considérée comme un procédé de traitement permettant l’abattement de l’azote directement sous les animaux. En cinq mois d’un stockage réalisé sous abri et sans retournement, les fumiers ne perdent que 20 % de leur poids initial, soit deux fois moins que s’ils sont soumis à un compostage.

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sommaire environnement - sommaire TP vol.26 2003

 

 

 

Traitement biologique par boue activée et compostage du lisier sur paille :
enquête en élevage

Pascal LEVASSEUR

Une enquête réalisée auprès de 15 stations de traitement biologique par boue activé et 3 unités de compostage de lisier sur paille a permis de faire le point sur le temps de travail, le coût du traitement, les difficultés rencontrées par l’éleveur et la façon dont il gère les co-produits. Le volume de lisier traité quotidiennement s’établit respectivement à 23,5 et 8,3 m3/jour. Le suivi de la stations et la gestion des co-produits demandent 2,1 min de travail par m3 de lisier traité pour le traitement biologique par boue activée et 6,6 min pour le compostage. Leurs coûts de fonctionnement sont par ailleurs de 2,9 et 5,2 €/m3 pour un investissement initial moyen de 342 et 194 k€, respectivement. Cette enquête montre cependant de grandes disparités de temps et de coût, intra-procédé de traitement. Les co-produits qui en sont issus, se caractérisent généralement par une teneur élevée en phosphore (boue biologique, compost) ou en potassium (surnageant). Ils semblent être généralement épandus à des doses excessives au regard du potentiel d’exportation des cultures.

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sommaire environnement - sommaire TP vol.26 2003

 

 

 

Compostage des déjections des porcs à l’engrais élevés
sur différents déchets ligneux : sciure, copeaux ou écorce.
Claude TEXIER, Pascal LEVASSEUR

3 essais réalisés par l'ITP comparent l'utilisation de 5 déchets ligneux à la place de la paille. Les fumiers produits en 4 mois par des lots de 40 porcs sont stockés en andains de 5 à 8 tonnes, retournés 2 ou 3 fois. Entre 30 et 110 kg de poids vif, chaque porc a consommé entre 240 et 260 kg d'aliment et utilisé entre 410 et 540 litres d'eau. Sur litière de paille, les rejets d'un porc engraissé représentent 260 kg de fumier frais et 2,4 kg d'azote puis après compostage 137 kg de compost épandable et 1,63 kg d'azote (+ 2 kg de P2O5). Le remplacement de 80 kg de paille par 40 kg de sciure ou de copeaux séchés ne donne plus que 180 kg de fumier et 1,2 kg d'azote ou encore 140 kg de compost et 0,77 kg d'azote (+1,5 kg de P2O5). L'utilisation de sciure et d'écorce fraîches de chêne ne produit plus que 135 kg de fumier frais et moins de 100 kg de compost par porc engraissé avec des rejets azotés correspondant de 1,57 et 1,43. Selon les substrats utilisés et la réalisation ou non d'un compostage des fumiers frais les valeurs extrêmes des rejets observés varient entre 2,4 et 0,8 kgN/porc produit.

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sommaire environnement - sommaire TP vol.24 2001

 

 

 

Les litières biomaîtrisées en porcherie
Claude TEXIER

Les porcheries sur litière accumulée sont souvent des bâtiments aménagés. Les éleveurs utilisent de 40 à 80 kg de paille par porc ou 0,1 à 0,2 m3 de sciure. Les quantités mesurées par porc engraissé sont de 331 kg et 0,74 m3 pour les litières paillées correspondant à 3,1 kg N, 2,5 kg P2O5 et 3,8 kg K2O.
Le compostage des fumiers a montré que 3 retournements suffisent. Les meilleurs résultats correspondent à une réduction des volumes de 50 %, à une augmentation des teneurs en matière sèche de 10 points,à une amélioration de la teneur azotée de 50 %, et à la multiplication des taux de P2O5 et de K2O par 2 ou 3.
Le compostage du lisier sur de la paille est possible. La paille est un excellent support carboné pour dégrader le lisier. On peut ajouter 12 à 15 m3 de lisier par tonne de paille.

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sommaire environnement - sommaire TP vol.24 2001