Etats-Unis : croissance et exportations
J. P. Van Ferneij

Au cours de ces dernières années, la production porcine américaine s’est accrue régulièrement. Des sociétés de capitaux, détenant un cheptel important, sont montées en puissance au détriment des fermes indépendantes. Elles ont créé les conditions d’une meilleure compétitivité.
Cette évolution a inversé la situation des échanges : les États-Unis sont exportateurs depuis 1995. Avec un solde positif de plus de 200 000 tonnes en 1997, ils commencent à jouer un rôle important dans le commerce mondial de la viande porcine.

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sommaire économie - sommaire TP vol.21 1998

 

Compétitivité de la production porcine.
Comparaisons entre les États-Unis et la France

M. Rieu

Vers le milieu des années 80, la production porcine aux États-Unis, traditionnelle et située dans le Corn Belt, s'est révélée incapable de satisfaire la demande. Des firmes ont alors investi lourdement pour développer de nouveaux systèmes de production dans le sud-est du pays. Très rentables, ceux-ci ont progressé rapidement, gagné d'autres régions et poussé certains éleveurs à s’adapter. On observe actuellement une production capitaliste menée par des firmes dans plusieurs états et une production performante de grands élevages familiaux dans le Corn Belt. Partout, la production familiale traditionnelle peu performante régresse très vite. Dans les nouveaux systèmes de production, les coûts sont plus bas qu’en Europe. Par rapport à la France, la productivité des truies et l’efficacité alimentaire sont plus faibles dans les fermes familiales américaines. Mais dans les grandes unités des firmes, les niveaux se rapprochent de ceux observés en Europe. Les prix de l’aliment, des bâtiments, de l’énergie et du travail sont inférieurs aux États-Unis. Les coûts de production américains sont toujours plus bas, avec des écarts divers selon le système. Les nouvelles formes de production se sont lancées à l'assaut des marchés internationaux. Outre la crise, aux États-Unis comme dans l’Union européenne, le développement porcin est confronté à des problèmes identiques. La réglementation environnementale se fait plus dure, alors que dans la société des oppositions se manifestent contre l’élevage intensif. La crise va aussi permettre de comparer les capacités de résistance des différentes logiques.

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sommaire économie - sommaire TP vol.22 1999

 

Québec, retour sur la croissance porcine
Hervé MAROUBY

La « belle province », premier producteur du pays, a connu une forte croissance ces dernières années. L’expansion du cheptel porcin a été toutefois encore plus soutenue dans l’ouest de la fédération.
La filière porcine québécoise, avec des caractéristiques originales, est fortement intégrée dans un grand bassin de production dynamique, l’ALENA. Elle se mobilise pour accroître la valeur ajoutée et profiter des opportunités des marchés mondiaux. Mais elle doit aussi faire face à la question de l’environnement.

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sommaire économie - sommaire TP vol.25 2002

 

Les exportations et les exportateurs canadiens de porc sur le marché mondial
Jan Peter VAN FERNEIJ

Le Canada a fortement augmenté ses exportations de viande de porc approchant 1 million de tonnes en 2004. Au Québec,
la mise en marché collective,
via l’Encan, entend garantir une rémunération équitable pour
les producteurs. L’évolution monétaire a eu un impact important sur la conquête de marché à l’exportation. Les entreprises d’intégration de plus de 5 000 truies regroupent moins de 25 % des reproducteurs. Au Québec, la production compte 6 grands intégrateurs, qui rassemblent plus de 40 % de la production. Face à l’intégration, beaucoup de producteurs se sont regroupés pour regagner en compétitivité. En 2004, les abattages canadiens ont totalisé 22,7 millions de têtes. Le Québec, avec 8,2 millions de porcs abattus, en représente 37 %. En 2005, les 6 premières entreprises d’abattage de porcs totalisent environ 87 % des abattages canadiens. Une quinzaine de Maisons de Commerce, spécialistes de l’exportation, représentent plus du tiers des ventes canadiennes.
La filière s’impose des règles et contraintes communes afin de développer ses exportations. Canada Porc International orchestre la stratégie à l’exportation pour tous les opérateurs.

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sommaire économie - sommaire TP vol.28 2005

 

Gestion des risques de prix et de revenu en production porcine : diversité et intérêt des programmes canadiens
Christine ROGUET

Au Canada, les Pouvoirs publics interviennent selon 3 axes : le subventionnement de l’assurance, l’aide en cas de catastrophes et l’incitation à l’épargne de précaution. L’épargne de précaution lisse les revenus dans le temps selon la conjoncture. Programme basé sur le coût de production, très apprécié par les producteurs, l’Assurance Stabilisation du Revenu Agricole, mise en place au Québec en 1981, stabilise le revenu en fonction d’un objectif de rémunération minimale de la main d’œuvre familiale. Après paiement d’une prime d’adhésion annuelle, l’entreprise agricole est garantie de percevoir chaque année un revenu minimum par porc assuré. Principal programme de gestion des risques, le PCSRA stabilise les revenus sans les soutenir avec un partage des coûts entre les gouvernements et le participant. Partisan du libre-échange, le Canada n’en a pas moins mis en place une politique de gestion des risques avec des transferts de fonds publics vers le secteur agricole.

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sommaire économie - sommaire TP vol.28 2005

 

L’Encan électronique du porc au Quebec
Alexia AUBRY

L’offre est basée sur une prévision réalisée à partir des livraisons du producteur des 52 dernières semaines. Le prix de référence est le prix américain. L’Encan est aujourd’hui régi par une convention entre les 7 abattoirs québécois et la FPPQ. Il assure la vente des porcs aux abatteurs et fonctionne selon trois mécanismes de vente. Le prix moyen résultant de la vente du jour est établi, et pondéré par les quantités vendues pour donner le prix moyen de la semaine. Une fois la vente de la journée terminée, l’Encan coordonne les activités de transport.

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sommaire économie - sommaire TP vol.29 2006