La peste porcine classique aux Pays-Bas en 1997 et 1998
M. Rieu

Une épidémie européenne de peste porcine classique a surtout frappé les Pays-Bas, en 1997. Elle n’est pas totalement à son terme, puisque, en mai 1998, de nouveaux cas se sont déclarés en Espagne.
Cette crise sanitaire a eu des effets importants sur le marché du porc de l’UE. Soutenant les cours en 1997 par la baisse de l’offre, elle a poussé à la croissance et rendra la crise de marché plus aiguë en 1998, voire en 1999.
Elle a précipité la décision d’une baisse du cheptel porcin néerlandais. Déstabilisant le secteur dans un premier temps, elle pourrait finalement le renforcer par des restructurations et de nouvelles stratégies commerciales plus modernes et plus efficaces.
Coût financier et risques d’altération de l’image sont aussi à compter parmi les effets néfastes de cet épisode malheureux.

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L’économie porcine néerlandaise fin 1997.
La production sous électro-chocs : après la peste, les quotas

O. Téffène

Depuis dix ans, la filière porcine néerlandaise est confrontée à un important et contraignant problème d’environnement. Aujourd’hui, après les dégâts causés par la peste porcine, le projet de restructuration de la production, avec l’instauration de quotas porcins, constitue une décision majeure pour l’économie agricole du premier pays exportateur de l’U.E., décision qui aura des conséquences directes et indirectes sur l’ensemble de l’économie porcine européenne.
Malgré la forte résistance de l’ensemble de la filière, le projet de loi, s’il est approuvé par la Chambre Haute, pourrait très prochainement se traduire concrètement. Des divergences sur l’importance de la réduction du cheptel et sur les modalités de mise en oeuvre subsistent mais la majeure partie des acteurs économiques et le gouvernement considèrent cette mesure draconienne comme incontournable.
L’exposé des motifs du projet repose sur la nécessaire reconquête du marché de la viande de porc en réponse à l’attente des consommateurs relayée par la grande distribution : développer une production à forte valeur ajoutée (les Pays-Bas ont exporté 5,9 millions de porcs vivants en 1996 soit 24 % de leur production) et ayant une image de marque s’appuyant sur le respect de l’environnement, du bien-être des animaux et de la qualité sanitaire du produit. La peste porcine a entraîné une perte de parts de marché que la filière néerlandaise veut reconquérir en montrant sa forte détermination au regard des exigences de la société et du consommateur : les associations de protection des animaux et celles de consommateurs, les mouvements écologistes exercent une forte pression. Essentiellement tournés vers les pays de l’U.E. pour leurs exportations, les Pays- Bas veulent sans doute aussi y renforcer leur positionnement en particulier en direction de clients exigeants sur ces points : Allemagne et Royaume-Uni notamment.

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