Espagne : la production porcine en marche
D. Daridan

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sommaire économie - sommaire TP vol.21 1998

 

 

 

Organisation et développement de la production porcine en Espagne
D. Daridan, B. Badouard, P. Marrocq

Organisée en régions autonomes dotées chacune d’un pouvoir législatif et d’un exécutif, l’Espagne est un pays difficile à appréhender. Ses diversités géographique, climatique, humaine, culturelle et économique créent autant de situations particulières qu’il est important de connaître pour mieux comprendre l’insertion et la place du porc dans l’économie des régions.
Pays jeune, en mouvement, l’Espagne a renoué il y a quinze ans avec la démocratie et s’affirme chaque jour davantage au rang des grandes puissances économiques. Son entrée dans l’euro au 1er janvier 1999 en est l’illustration, et ses perspectives de croissance pour les prochaines années, figurent parmi les plus fortes de l’Union européenne.

Depuis dix ans, date de son adhésion à la CEE, l’Espagne s’est hissée parmi les majors de la production porcine. Longtemps absorbée par une très forte progression de sa consommation, la croissance de sa production alimente désormais les marchés extérieurs sur lesquels elle est de plus en plus présente.
Avec un chiffres d’affaire de 630 milliards de pesetas (25 milliards de FF), la production porcine occupait en 1997 le premier rang des productions agricoles du pays (14% de la Production Agricole Finale), devançant même cette année là (conjoncture favorable oblige !), la production légumière. Sans conteste, et quel que soit le niveau des prix, le porc est la première production animale d’Espagne, avec 45% du chiffre d’affaires des produits animaux, contre 21% pour les bovins et 15% chacun pour les volailles et les ovins/caprins.
C’est dire son importance stratégique dans l’économie espagnole :
- une activité créatrice d’emplois aux différents niveaux de la filière, alors que le taux de chômage national dépasse encore, début 1999, 18% de la population active,
- une production qui n’est pas soumise aux aléas climatiques comme les végétaux,
- dont les produits sont bien implantés dans les habitudes alimentaires de la population,
- dont l’image et la qualité de la charcuterie-salaison se valorisent bien à l’extérieur, sur des marchés solvables.

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sommaire économie - sommaire TP vol.22 1999