Le bien-être est une exigence de la société, dont l’opinion est diverse et les comportements individuels complexes et paradoxaux. Elle se traduit par une réglementation. Une directive de l’Union européenne de 2001 oblige à la mise en groupe des truies, à l’augmentation de la surface par truie avec l’autorisation de conserver le caillebotis intégral. L’adoption de ces règles génère des surcoûts pour l’éleveur estimés entre 0,57 et 1,30 centime d’euro/kg de carcasse. Selon les travaux connus, des normes supérieures de bien-être n’impliquent pas une qualité technologique supérieure de la viande produite. Une étude de l’INRA montre que seule une proportion restreinte de consommateurs serait prête à payer plus cher un porc élevé dans des conditions améliorées de bien-être. La question de distorsion de concurrence se pose vis-à-vis de pays non-membres de l’Union européenne, ne respectant pas cette réglementation et produisant meilleur marché. |
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Les réglementations futures concernant le bien-être
des porcs devraient découler des recommandations formulées
dans le rapport du Comité Scientifique Vétérinaire
(1997) et des discussions y faisant suite au sein du Conseil de lEurope.
Lapplication de ces propositions pourrait avoir une incidence
lourde sur la conception et la conduite des systèmes de logement
porcins avec des conséquences sur le coût de production
du porc charcutier.
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