Conditions de mise en œuvre et intérêt du contrôle échographique de puberté en élevage porcin
Sylviane BOULOT, Régis MORVAN, Françoise MARTINAT-BOTTÉ

L’intérêt du contrôle échographique de puberté est évalué pour la 1ère fois dans des conditions d’élevage et avec du matériel
de qualité standard. Les mesures ont été réalisées par voie externe, sur 63 cochettes âgées de 180 à 200 jours. L’exactitude des contrôles effectué, avec un appareil portable équipé d’une sonde linéaire, est comparable à celle obtenue avec des appareils
de qualité médicale.
Les 90 contrôles réalisés avec une sonde sectorielle ont une exactitude plus faible, mais portent sur une plus forte proporton de femelles impubères, plus difficiles à examiner. La contention des animaux peut influencer la qualité et la durée des mesures. Les 232 contrôles effectués dans 4 élevages, montrent que l’âgeà la puberté peut présenter une forte variabilité intra et inter-élevages. Les femelles mises à la reproduction alors qu’elles sont impubères (20 % des cas) sont moins bien synchronisées à l’arrêt des traitements progestatifs, mais leur fertilité ne semble pas affectée. Les conditions de mise en œuvre et les avantages potentiels de la technique sont discutés.

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Importance des avortements dans les troupeaux porcins français
Sylviane BOULOT, Brigitte BADOUARD

Des avortements ne sont rapportés que par 60 % des éleveurs alimentant la base nationale de gestion technique. Dans ces ateliers, la prévalence annuelle était faible en 2004, environ 1% des gestations interrompues. Ce chiffre peut masquer des fréquences instantanées plus élevées pendant des périodes courtes. Plus de 10 % des élevages dépassent le seuil d’alerte annuel de 2 %. Les avortements se produisent tardivement (85 j de gestation en moyenne) et la proportion de truies ayant avorté et remises à la reproduction est faible (- de 40 %). Entre 2000 et 2004, la fréquence des avortements a peu varié, mais on constate un accroissement du taux d’élevages concernés. La distribution des avortements reste saisonnalisée avec un pic d’automne plus ou moins marqué selon les années. Les cochettes sont plus sensibles que les multipares. L’hypothèse d’une origine infectieuse peut être testée à partir de l’analyse des manifestations concomitantes d’avortements et de momifiés (4 % des cas).

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Gestion pharmacologique de la reproduction : le point sur les pratiques des éleveurs
Sylviane BOULOT, Sylvie DUBROCA, Brigitte BADOUARD

Une enquête a été conduite en 2004 auprès de 200 troupeaux français, afin de préciser les pratiques en matière de gestion pharmacologique de la reproduction. Ces élevages avaient un niveau d’efficacité technico-économique global élevé.
82 % des éleveurs pratiquent la synchronisation hormonale des cochettes lors de leur introduction, mais sans contrôle préalable de la puberté pour 40 % d’entre eux. Plus de 45 % des éleveurs utilisent occasionnellement des traitements hormonaux en cas de non venue en chaleur des cochettes ou truies sevrées. L’induction de mise bas est pratiquée dans 82 % des troupeaux et 5 % des éleveurs retardent occasionnellement les mises bas. L’ocytocine est utilisée par 86 % des éleveurs, mais le plus souvent occasionnellement. L’insémination artificielle est pratiquée par 98 % des troupeaux, à raison de 2,5 doses par chaleur et ce en présence d’un verrat dans 65% des cas. Peu de produits sont utilisés à l’occasion de l’insémination, à l’exception des lubrifiants et des antiseptiques.

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Trier les porcs par sexe peut
être une prévention efficace contre le cannibalisme
Sylvie DUBROCA

1 895 porcs dont 58 % de mâles et 42 % de femelles ont été étudiés.
L’observation la plus intéressante de cette étude fut que les mâles étaient deux fois plus atteints que les femelles.
Les porcs les plus petits se sont avérés être les plus touchés.
D’autres facteurs de risque sont connus comme étant important pour le cannibalisme :
facteurs d’ambiance et de confort, non coupe de queues, pathologies respiratoires, surdensité.

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