Il faut augmenter la ration allouée à la truie hyperprolifique pendant les dernières semaines de gestation
Nathalie QUINIOU, Florence MAUPERTUIS

Dans quelle mesure l’augmentation de la ration allouée aux truies hyperprolifiques pendant les 14 derniers jours de gestation influence-t-elle les caractéristiques des porcelets nouveau-nés et de la truie à la mise bas et pendant la lactation ? Telle est la question ayant motivé la mise en place d’un essai sur cinq bandes de 24 truies élevées en bâtiment à la station de Romillé et sur trois bandes de 27 truies élevées en bâtiment ou en plein air à la station des Trinottières.
A Romillé, les truies suralimentées en fin de gestation reçoivent en moyenne 0,8 kg/j de plus, tandis qu’aux Trinottières l’écart est de 0,5 kg/j. L’apport global d’aliment sur 114 jours est identique pour les deux lots, ce qui permet d’obtenir des épaisseurs de lard et des poids identiques en fin de gestation. Dans ces conditions, l’augmentation de la ration en fin de gestation est associée à une plus grande facilité de mise bas et une meilleure vitalité néo-natale des porcelets. A trois jours de vie, les porcelets nés en plein air sont également plus homogènes, ce qui se traduit par une taille de portée plus importante au sevrage. En revanche, cette stratégie ne permet pas d’augmenter le poids de naissance de façon systématique. Un 3ème traitement appliqué aux Trinottières montre que le bénéfice n’est pas aussi important quand l’augmentation de la ration de fin de gestation n’est pas anticipée et que l’apport global d’aliment est plus important.

sommaire alimentation - sommaire TP vol.30 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La continuité du profil en matières premières de l'aliment entre la gestation et la lactation
Nathalie QUINIOU

Six bandes de truies sont mises en essai afin d’étudier les effets de la cohérence du profil en matières premières entre les aliments de gestation et de lactation sur la prise alimentaire et les performances de lactation. Les truies sont réparties entre 4 lots. Des matières premières réputées pour leur effet sur l’appétence (pois, tourteau de colza, pulpe de betterave) sont incorporées dans l’aliment de gestation G-1 et de lactation L-1. Les aliments G-0 et L-0 ne contiennent ni pois ni tourteau de colza et 3 fois moins (G-1) ou pas du tout (L-1) de pulpe. Les performances de mise bas, de lactation et de reproduction après sevrage sont identiques pour les 4 lots. Le niveau moyen d’ingestion n’est pas différent entre lots sur 28 j. Sur les 7 premiers jours, la consommation tend à être inférieure de 500 g/j avec l’aliment L1. Les truies des lots G0-L0 et G1-L1 font significativement moins de gaspillage que les truies G0-L1, les truies G1-L0 étant intermédiaires. Le parcours alimentaire est meilleur (gaspillage moins important, moins de refus d’aliment, régularité de la cinétique d’ingestion) quand les truies sont déjà habituées aux matières premières avant la mise bas. Le respect d’une continuité de profil en matières premières entre les formules de gestation et de lactation devrait donc faciliter la conduite à volonté des truies pendant la lactation.

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sommaire alimentation - sommaire TP vol.29 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

Incorporation de 10 % de tourteau de colza dans l’aliment de gestation et impact sur les performances de mise bas
Nathalie QUINIOU

Deux aliments de gestation sont formulés pour être iso-énergétiques sur la base de l’énergie nette (9.01 MJ/kg) et présentent des teneurs en acides aminés digestibles identiques (5,0 g de lysine). L’aliment COLZA contient 10 % de tourteau de colza, 11 % de pois et 19 % de pulpe de betterave alors que l’aliment TEMOIN ne contient ni tourteau de colza, ni pois et seulement 7 % de pulpe. Les autres matières premières utilisées, à des taux différents selon l’aliment, sont le blé, l’orge, le tourteau de soja et le tourteau de tournesol. L’état des truies à la mise bas est similaire avec les deux aliments. La prolificité est également identique pour les deux régimes, ce qui est cohérent avec une ingestion de glucosinolates inférieure au plafond de 5 mmoles/j recommandé.

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sommaire alimentation - sommaire TP vol.29 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Est-ce que la truie hyperprolifique valorise un apport en vitamines supérieur aux recommandations ?
Nathalie QUINIOU, Catherine CALVAR

L'impact d'un enrichissement de l'aliment allaitante en vitamines est testé sur les performances de lactation dans deux stations : Romillé (R) et Crécom (C). Les truies sont réparties entre deux lots à l'entrée en maternité. La teneur en vitamines de l'aliment TEMOIN est un compromis entre les différentes recommandations disponibles et les pratiques de terrain. Dans l'aliment ESSAI, les teneurs en vitamines K,E et celles du groupe B sont de 1,4 à 4,2 fois plus élevée. La taille de portée au sevrage est comparable dans les deux stations (R : 10,7, C : 10,3).
Le lot n'a pas d'effet significatif sur la vitesse de croissance des portées, la quantité d'aliment ingérée, la mobilisation des réserves corporelles ou l'intervalle sevrage-œstrus. Ces résultats indiquent, qu'au moins à court terme, le profil vitaminique TEMOIN est suffisant pour couvrir les besoins des truies allaitantes.

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sommaire alimentation - sommaire TP vol.28 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Teneur en acides aminés et en énergie des aliments pour truie allaitante :
validation sur la truie hyper du calcul du besoin en lysine

Nathalie QUINIOU, Catherine CALVAR, Sébastien RICHARD

Cet essai compare les performances de lactation avec deux aliments qui diffèrent par leurs teneurs en acides aminés et en énergie nette. La teneur en
lysine de l’aliment témoin est calculée pour être légèrement supérieure au besoin. La teneur en lysine du régime «concentré» est accrue de 15 %. La teneur en energie est également accrue par l’incorporation de lipides. La quantité de nutriments ingérés est légèrement supérieure avec le régime «concentré». Ni la vitesse de croissance, ni la perte de poids ou d’épaisseur de lard ne sont significativement influencées par l’aliment. L’apport en lysine par l’aliment témoin est donc suffisant pour couvrir le besoin pour la production de lait et minimiser la fonte musculaire. Celle-ci reste importante, le muscle étant une réserve d’énergie. L’aliment «concentré» permet une amélioration du bilan énergétique avec une moindre mobilisation du muscle. La méthode de calcul INRA du besoin en lysine digestible permet de raisonner correctement les apports pour la truie hyperprolifique.

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sommaire alimentation - sommaire TP vol.28 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques rappels sur l’utilisation de l’aliment par la truie gestante
Nathalie QUINIOU

La truie gestante utilise l’essentiel de l’aliment alloué pour sa survie (entretien). Ce besoin est accru quand il fait froid ou que l’animal est très actif.
La quantité d’aliment allouée au-dessus du besoin d’entretien est utilisée pour le développement de la portée et pour la reconstitution des réserves mobilisées en excès lors de la lactation précédente.
Cette quantité doit donc être adaptée en fonction de l’état de la truie à la saillie et des objectifs à la mise bas.

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sommaire alimentation - sommaire TP vol.27 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le point sur la mesure de l’épaisseur de lard dorsal chez la truie
Nathalie QUINIOU

L’un des objectifs de la conduite alimentaire pendant la gestation est d’adapter les apports d’aliment en fonction de l’état de la truie souhaité à la mise bas et de l’état à la saillie.
L’épaisseur de lard dorsal, mesurée sur le dos, constitue un meilleur indicateur de l’état des truies que la note d’appréciation utilisée auparavant. Chez la truie, l’épaisseur de lard se mesure à 6,5 cm de part et d’autre de la colonne vertébrale au niveau de la dernière côte flottante à l’aide d’appareils émettant des ultrasons. L’objectif d’épaisseur de lard à la mise bas doit se raisonner en fonction du potentiel laitier de la truie et de ce qu’elle est capable d’ingérer pendant la lactation.

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sommaire alimentation - sommaire TP vol.27 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Effet du nombre de repas sur les réserves et
le comportement des truies gestantes selon le logement

Nathalie QUINIOU

L’effet du fractionnement de la ration allouée en 1, 2 ou 3 repas/j entre les 11ème et 107ème jours de gestation sur la reconstitution des réserves et le comportement est étudié chez des truies logées individuellement (deux bandes de 24 ou 21) ou en groupe de 6 (quatre bandes de 18). Les trois lots sont étudiés dans la même salle. L’état des truies (poids, épaisseur de lard) est déterminé régulièrement ainsi que la durée de la station debout et le comportement (activités orales non alimentaires, AONA). La fréquence des repas n’influence pas significativement la reconstitution des réserves. En revanche, l’apport d’aliment génère une activité motrice spécifique qui est donc plus élevée chez les truies alimentées en 3 repas/j. Compte tenu du dispositif expérimental, la fréquence des AONA est plus importante chez les truies alimentées en 1 repas/j, celles-ci étant particulièrement frustrées quand les autres lots reçoivent de l’aliment mais pas elles. Il est probable de cette activité, bien que non-motrice, soit coûteuse en énergie. Les truies en groupe passent plus de temps debout que les autres. La non prise en compte de cette différence pénalise l’épaisseur de lard à la mise bas de plus de 1 mm.

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sommaire alimentation - sommaire TP vol.26 2003

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Performances et longévité de la truie selon les conditions d’ambiance
et d’alimentation en maternité
Nathalie QUINIOU

L'étude présentée confirme les résultats de travaux antérieurs selon lesquels les performances de lactation des truies sont fortement dégradées lorsque la température ambiante est en permanence supérieure à 25°C. Son originalité est de mettre en évidence que la sensibilité au chaud n'est pas la même d'une truie à l'autre avec des conséquences sur leur longévité dans le troupeau. Par ailleurs, si des porcelets plus lourds au sevrage sont obtenus en augmentant la concentration en nutriments de l'aliment, la formule utilisée ne nous a pas permis de limiter la perte d'état des truies. D'autres hypothèses de formulation restent à tester.

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sommaire alimentation - sommaire TP vol.26 2003

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Performances zootechniques et comportement alimentaire
de truies en lactation
N. Quiniou, D. Renaudeau, J. Noblet

La température de 24°C est généralement recommandée lorsque les truies en lactation sont élevées sur caillebotis intégral. Cependant, l'exposition de ces animaux à une température ambiante élevée provoque une dégradation des performances, notamment au-delà de 25°C. Or, selon les caractéristiques du climat, de la saison et des bâtiments, la température varie d'une journée à l'autre ou au cours de la journée, et les truies sont alors presque en permanence exposées aux problèmes posés par le chaud.
L'objectif de cet essai est d'étudier les effets d'une variation de plus ou moins 4°C de la température au cours de la journée autour d'une valeur moyenne élevée (25 ou 29°C). Les résultats confirment que l'augmentation de la température au-delà de 25°C provoque une baisse des performances. Ils mettent également en évidence que les truies adaptent leur comportement alimentaire en fonction de la température ambiante et que la prise alimentaire s'intensifie surtout pendant les périodes fraîches de la journée. Cette capacité d'adaptation permet d'obtenir des performances identiques que la température varie ou non autour de 25°C. Quand la température varie entre 25 et 33°C, les performances restent inférieures à celles obtenues à 25°C mais elles sont meilleures que celles obtenues à une température constante de 29°C.

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sommaire alimentation - sommaire TP vol.22 1999