Filières porcs lourds et porcs légers : caractéristiques et débouchés
Arnaud BOZEC, Annick AZARD, Antoine VAUTIER, Alexia AUBRY, Pierre FROTIN

L’éleveur ne dirigera sa production vers des porcs plus lourds ou plus légers que s’il peut dégager une plus-value par rapport à une production standard.
L’intérêt du producteur nécessite la mise en place de filières spécifiques répondant aux demandes nationales et internationales avec une grille de paiement adaptée. Le poids moyen des carcasses froides est de 101,3 kg soit environ 10 kg de plus que les porcs standard. La qualité technologique de la viande, le pH, la couleur et la capacité de rétention en eau s’apparentent aux résultats obtenus habituellement sur des porcs standards.
La France n’a pas, comme d’autres pays du sud de l’Europe une forte tradition de fabrication de charcuterie sèche permettant de valoriser l’ensemble des carcasses lourdes.
La valorisation des longes en frais reste problématique en raison de leur poids, l’état d’engraissement des poitrines permet de garantir des débouchés rémunérateurs vers l’Asie, les jambons sont destinés aux sécheurs italiens.

sommaire productions diversifiées - sommaire TP vol.30 2007

 

 

 

 

 

 

Conduites alimentaires appliquées par les éleveurs de porcs lourds en France
Nathalie QUINIOU, Émilie HAMELIN, Brigitte BADOUARD,
Pierre Yves QUINIO, Lætitia Le MOAN, Yannick LE COZLER, Jean-Yves LELIÈVRE

Un tiers des éleveurs enquêtés, produisant plus de 40 % de leurs porcs à un poids de carcasse supérieur à 90 kg, alimente ces animaux à volonté. Un aliment unique est utilisé dans la moitié des élevages bretons et de Rhône-Alpes et dans la totalité des élevages de Midi-Pyrénées. La plupart des éleveurs achètent tout ou partie de l’aliment, le granulé reste prépondérant. Plus de la moitié des exploitations dispose d’une alimentation en soupe, mais en Midi-Pyrénées, le recours à des nourrisseurs est le plus fréquent.

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sommaire alimentation - sommaire TP vol.27 2004

 

 

 

 

 

Comparaison des performances de porcs abattus à 110 kg ou au-delà de 140 kg
Nathalie QUINIOU, Alexia AUBRY, Yannick LE COZLER

Deux essais sont conduits dans les stations expérimentales de l’ITP (essai 1) et des EDE-Chambres d’agriculture de Bretagne (essai 2) afin de quantifier les performances de croissance de mâles castrés et femelles élevés en groupe après 14 (lot S : standard) ou 20 (lot L : lourd) semaines d’engraissement. Les mâles castrés sont alimentés à volonté jusqu’a 70 kg de poids vif (PV), puis ils reçoivent 2,7 kg/j/porc d’aliment jusqu’à 110 kg et 2,9 kg/j/porc ensuite. Dans l’essai 1, les femelles sont alimentées à volonté jusqu’à l’abattage alors qu’elles sont alimentées comme les mâles castrés dans l’essai 2.
Le PV moyen des porcs lourds à l’abattage est de 151 et 142 kg, respectivement dans les essais 1 et 2. Les valeurs correspondantes sont de 112 et 110 kg pour les porcs standards. L’IC augmente avec le poids d’abattage de 0,06 et 0,09 point par de 10 kg de PV supplémentaires à l’abattage, respectivement dans les essais 1 et 2. Au-delà de 110 kg, les calculs montrent qu’un aliment moins riche en acides aminés (11% protéines) peut être alloué et permettre de réduire les rejets azotés des porcs lourds.

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