Utilisation des déchets de restauration collective dans l’alimentation du porc
F. Willequet, V. Lauzin, R. Moreau

Le porc est capable de valoriser un ensemble très diversifié de matières premières. Cette espèce a donc été associée, de tous temps, à l’utilisation de co-produits d’origines variées, comme les déchets de restauration. Ces derniers (anciennement appelés eaux grasses puisqu’ils étaient mélangés aux eaux de vaisselle) sont des produits riches en eau, pâteux, rapidement putrescibles et imposant des contraintes importantes de manipulation, de tri et d’hygiène. De ce fait, leur utilisation en alimentation animale ne peut être envisagée que couplée à une organisation rationnelle de la collecte.
L’utilisation des déchets de restauration dans les aliments destinés aux porcins est, en général, interdite en France ; des dérogations pouvant être accordées par décision préfectorale (Journal Officiel du 30 mars 1985). Selon JULLIEN (1995), sept milliards de repas, occasionnant de 160 (HONORE et JAMBOU, 1977) à 220 grammes (FOULLY, 1984) de déchets, sont servis hors foyer chaque année en France. Dans ces conditions, ce co-produit représente une disponibilité annuelle d’environ 1,5 million de tonnes.
La composition chimique des déchets de restauration est naturellement soumise à une très grande variabilité. Toutefois, leur utilisation en alimentation porcine sous-entend l’existence d’un minimum d’indications permettant l’élaboration de régimes «équilibrés». L’objet de ce travail est donc d’évaluer, en terme de moyenne et de variabilité, la composition chimique de ce co-produit. Ce dernier provient d’établissements de restauration collective pour lesquels l’organisation de la collecte est plus aisée et au sein desquels les habitudes alimentaires locales sont a priori moins pesantes. Par ailleurs, l’étude porte sur une année entière afin d’appréhender les éventuelles influences saisonnières.

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sommaire alimentation - sommaire TP vol.21 1998

 

 

 

Suppression des farines et graisses animales :
Conséquences et enjeux pour l’alimentation animale
Hervé MAROUBY

La suppression des farines et des graisses de l’alimentation animale en France, décidée en novembre 2000, a un impact majeur sur les aliments volailles, avec des coûts supérieurs et des difficultés techniques d’ajustement des rations. Les répercussions économiques et techniques sont moindres pour les porcs. L’éviction des farines de viandes dans l’UE à partir de 2001 augmente les besoins en soja et pousse les cours des matières premières à la hausse.
Les récoltes protéiques européennes, de part les disponibilités insuffisantes et leurs caractéristiques nutritionnelles, ne peuvent combler les besoins supplémentaires.
Leur développement est impératif pour conforter l’autonomie et la sécurité alimentaire de l’approvisionnement du bétail.

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sommaire alimentation - sommaire économie - sommaire TP vol.23 2000

 

 

 

Quels rejets pour des truies gestantes
alimentées avec un régime enrichi en fibres ?
Pascal Levasseur, Valérie Courboulay

La dilution énergétique d’un régime par l’incorporation de fibres permet d’améliorer le bien-être des truies gestantes par une augmentation de la quantité d’aliment distribuée. Cette étude montre cependant une augmentation concomitante des rejets dans le lisier bien supérieure aux différences de quantités ingérées. Par rapport à un régime standard, la quantité de matière sèche retrouvée dans le lisier de truies alimentées avec le régime enrichi en fibres est supérieure de 83 % alors que la quantité ingérée est accrue de seulement 22 %. Le même constat vaut pour NTK (+ 38 % pour les rejets contre seulement + 28 % pour la quantité ingérée), pour P2O5 (+ 59 % contre + 39 %) et pour K2O (+ 46 % contre
+ 39%). Dans les élevages soumis à des contraintes environnementales, il serait souhaitable de choisir des matières premières riches en parois végétales permettant de concilier le bien-être des truies et le niveau des rejets.

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sommaire alimentation  - sommaire environnement - sommaire TP vol.24 2001