L'alimentation des porcs sans utilisation d'antibiotiques comme facteurs de croissance.
N. Quiniou

L'une des voies permettant de palier à la suppression des antibiotiques, comme facteurs de croissance, dans les aliments destinés aux porcs, consiste en la diminution de la teneur en protéines.
Dans ce contexte, le premier exposé (ITP) a consisté en une présentation d'une méthode d'estimation des besoins en acides aminés essentiels et en énergie (approche factorielle). L'accent a notamment été mis sur l'intérêt de la prise en compte de la digestibilité des acides aminés et du concept "énergie nette" pour un meilleur ajustement des apports aux besoins. Ces derniers variant suivant le potentiel de croissance des animaux (stade physiologique, type génétique, sexe), il en résulte des variations du besoin en acides aminés essentiels relativement à l'apport énergétique. Après une application de la méthode à partir de résultats zootechniques danois, des résultats d'essais ont été présentés démontrant l'applicabilité technique de l'utilisation de régimes à faible teneur en protéines pour une réduction des rejets azotés, sans modifications des performances de croissance ou de carcasse.

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sommaire alimentation - sommaire alimentation - sommaire TP vol.22 1999

 

 

 

 

 

Les additifs antibiotiques : en Suède et au Danemark
Pôle amélioration de l'animal

En Suède :
Depuis les années 70, un débat animé s’est poursuivi en Suède sur l’élevage et l’alimentation humaine. Le plus grand quotidien suédois a publié une série d’articles concernant l’administration d’antibiotiques, même à des animaux sains dans le but d’accélérer leur coissance. Les agriculteurs suédois ont tenu compte de ces critiques et, en 1981, se sont déclarés en faveur d’un emploi restrictif et contrôlé des antibiotiques, et prêts à renoncer aux facteurs de croissance dans l’alimentation animale. L’interdiction a pris effet en janvier 1986.

Au Danemark :
Entre 1979 et 1994 l’arrêt de l’emploi des additifs antibiotiques dans l’alimentation animale donnait lieu surtout à des débats d’ordre économique. A partir de 1995, plusieurs experts ont mis en avant le problème de la résistance bactérienne aux antibiotiques et en avril 1995, les travaux du Laboratoire Vétérinaire Danois ont montré que l’avoparcine pouvait causer une résistance croisée à la vancomycine, médicament utilisé en médecine humaine.

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sommaire alimentation - sommaire sanitaire - sommaire TP vol.23 2000

 

 

 

 

 

 

Influence de deux probiotiques sur l’immunité du porcelet
Martin LESSARD, Marie DUPUIS, Nathalie GAGNON, Jacques J. MATTE, Éric NADEAU, John M. FAIRBROTHER, Jacques GOULET

L’influence de 2 probiotiques, Pediococcus acidilactici et la levure Saccharomyces cerevisiae boulardii, sur la réponse immunitaire a été étudiée. Dès la naissance, des portées de porcelets ont reçu 5 traitements 1) témoin sans antibiotique ou 2) avec antibiotique (tiamuline), 3) Pediococcus a., 4) Saccharomyces c. et 5) les 2 probiotiques. Parmi les sevrés, certains ont subi une infection avec E. Coli.
Les résultats suggèrent que l'administration dès la naissance à des porcelets de P. acidilactici stimule l'établissement des lymphocytes T dans l'intestin alors que S. cerevisiae est sans effet marqué. Ils indiquent également que ces deux probiotiques, administrés seul ou ensemble, ont le potentiel d'inhiber le passage des bactéries vers les ganglions mésentériques après une épreuve d’infection avec E. coli.

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sommaire alimentation - sommaire sanitaire - sommaire TP vol.28 2005