Recommandations et calcul de l’apport en phosphore digestible par les matières premières et les phytases
Didier GAUDRÉ, Laurent ALIBERT, Nathalie QUINIOU, Eric ROYER

Cet article décrit les modalités de calcul des besoins des porcs et de l’apport représenté par les matières premières et les phytases. Il y est notamment question de la réponse non linéaire à l’apport de phytase microbienne. Une méthode permettant de prendre en compte cet aspect est proposée. Les phytases végétales provenant des céréales à paille, peuvent contribuer également à l’apport en P digestible de l’aliment. Le calcul de leur contribution est présenté, ainsi que l’interaction dans ce cas, avec les phytases microbiennes.
Enfin, une synthèse des derniers essais zootechniques fait le point des besoins des porcs en P digestible.
Dans le contexte actuel du marché des matières premières, ce travail donne des indications utiles à la maîtrise des rejets de P, ainsi qu’à la détermination de l’apport alimentaire en P digestible permettant de satisfaire les besoins.

sommaire alimentation - sommaire TP vol.31 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

Optimum économique du niveau en acides aminés dans les aliments pour porcs charcutiers
Impact du contexte de prix des matières premières et de la conduite d’élevage

Nathalie QUINIOU, Ludovic BROSSARD, Didier GAUDRE, Jaap van MILGEN, Yvon SALAÜN

A partir de 104 courbes de croissance individuelles établies en station expérimentale, le logiciel InraPorc® est utilisé pour évaluer l’optimum technico-économique du niveau de formulation en acides aminés pendant l’engraissement. Les calculs montrent qu’il ne suffit pas de s’intéresser au prix de l’aliment : en effet, réduire les acides aminés dans la formule permet d’en diminuer le coût mais, dans le même temps, les performances de la bande se détériorent notamment en termes d’indice de consommation, de poids et de qualité de carcasse et donc de marge par porc. Cette perte de marge est moins forte quand les bâtiments permettent de prolonger la durée d’engraissement pour maintenir le poids d’abattage. La décision opérationnelle de formuler à un niveau en acides aminés ou un autre dépend du contexte de prix des matières premières. Quand celles-ci sont chères, la stratégie d’alimentation qui permet de minimiser l’indice de consommation est alors la plus intéressante, soit une formulation à 15% au-dessus de la moyenne du besoin calculée pour les 104 porcs.

sommaire alimentation - sommaire TP vol.30 2007

 

 

 

 

 

 

 

Principaux facteurs de variation du besoin en acides aminés du porc en croissance
J. Noblet - N. Quiniou

Le gain pondéral chez le porc en croissance correspond essentiellement à un dépôt de protéines, de lipides et d'eau. Le dépôt de matières minérales est fortement lié ou corrélé au dépôt de protéines et ne sera pas traité dans cet article. Quant au dépôt d'eau, il est également fortement lié au dépôt de protéines et considéré comme n'ayant pas de coût nutritionnel pour l'animal. Le gain de protéines correspond en fait à un dépôt d'acides aminés, les acides aminés essentiels devant être fournis par l'aliment. Le gain de lipides, tout comme le gain de protéines, consiste en un dépôt d'énergie. Par ailleurs, en situation de croissance nulle, le porc utilise des acides aminés alimentaires et de l'énergie pour maintenir son intégrité corporelle. En définitive, le porc en croissance a des besoins protéiques et énergétiques liés, d'une part, à l'entretien de sa masse corporelle (ou besoins d'entretien) et, d'autre part, à la croissance de cette masse (ou besoins de croissance).
En pratique, pour la formulation des aliments, il est nécessaire de prendre en compte à la fois les besoins en protéines et les besoins en énergie du porc et donc de définir un rapport entre l'apport de protéines et d'énergie dans l'aliment. Ce rapport est généralement minimisé compte tenu tout d'abord du coût relativement élevé des sources de protéines et également du fait que les protéines alimentaires apportées en excès sont catabolisées et excrétées dans les urines. L'objectif principal de ce texte sera alors de démontrer que l'expression du besoin en acides aminés dans les aliments du porc en croissance dépend directement de son besoin en énergie. Sous une autre forme, nous mettrons en évidence que le besoin en protéines et en acides aminés, relativement à l'apport d'énergie, peut être extrêmement variable selon notamment les caractéristiques de l'animal (poids vif, génotype, sexe), l'environnement climatique ou l'état sanitaire.

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sommaire alimentation - sommaire TP vol.22 1999

 

 

 

 

 

 

L’abreuvement des porcs
Patrick MASSABIE

  • L’eau est un nutriment essentiel pour le porc au même titre que l’énergie, les protéines, les minéraux et les vitamines.
    Son rôle vital est très important puisque la perte d’un dixième de l’eau corporelle peut conduire à la mort de l’animal alors que le porc peut vivre en ayant perdu presque toutes ses graisses et plus de 50 % du tissu musculaire.
  • L’eau intervient dans de nombreux phénomènes.
    C’est l’environnement liquide qui assure les mouvements des nutriments, des déchets et des hormones dans tout le corps.
  • L’eau a un rôle dans de nombreuses fonctions physiologiques et biochimiques comme le maintien de la température corporelle, l’équilibre acide-base, le contrôle de la satiété ainsi qu’au niveau comportemental. C’est de plus la composante principale du lait.
  • L’eau est le premier constituant de l’organisme avec 80 % du corps d’un porcelet nouveau-né pour passer à 50 % chez l’animal adulte. Cette évolution est en relation avec l’accroissement de l’adiposité, le tissu gras contenant moins d’eau que le muscle.
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sommaire alimentation - sommaire TP vol.24 2001

 

 

 

 

 

 

 

Le point sur l’équilibre acido-basique chez le porc
et le bilan électrolytique des aliments

Nathalie QUINIOU

Les aliments destinés aux porcs ont tendance à contenir de moins en moins de matières premières riches en protéines, ce qui est rendu possible par
la disponibilité des acides aminés industriels.
Ce principe de formulation conduit à des aliments pour lesquels il convient de vérifier le bilan électrolytique,
voire de le corriger, afin que sa valeur respecte les minima définis pour chaque stade
physiologique.

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sommaire alimentation - sommaire TP vol.25 2002

 

 

 

 

 

 

Les faibles doses d’une mycotoxine (DON) du blé sans effet notable chez le porc
Eric ROYER, François GROSJEAN

Deux essais ont été conduits afin d’étudier en 2ème âge et en engraissement les effets de la consommation de blé naturellement contaminé en déoxynivalénol (DON) dans l’aliment. Les performances ont été mesurées, après la phase d’alimentation 1er âge, et entre 29 et 107 kg en engraissement.
La consommation journalière et le gain quotidien ne diffèrent pas significativement à l’exception des porcs recevant en engraissement 280 µg/kg de DON par rapport à ceux recevant 840 µg/kg. Dans les deux essais, les indices de consommation ne sont pas significativement influencés par les régimes. La concentration sérique en IgA, IgG, IgM et la capacité de prolifération des lymphocytes des porcelets ne sont pas modifiées par l’aliment. L’étude confirme l’absence d’effet notable de faibles doses de DON sur les paramètres zootechniques et immunitaires des porcs.

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sommaire alimentation - sommaire TP vol.27 2004

 

 

 

 

 

 

Quel impact de l’acidification de l’aliment sur la composition
des carcasses et les ulcères gastriques ?

Eric ROYER, Robert GRANIER

Un essai sur 144 porcs de 24,8 kg à l’abattage a permis de comparer l’incidence de trois traitements : témoin, phosphate de tylosine, complexe acidifiant, sur la composition des carcasses et sur les ulcères gastriques. Deux aliments, croissance puis finition, ont été distribués en soupe. Le rendement des carcasses, la teneur en viande maigre et les autres critères de composition des carcasses ne diffèrent pas entre les régimes. La note d’ulcères est faible et identique pour les trois traitements. La bibliographie n’indique pas d’effet de l’acidification de l’aliment sur la composition des carcasses lorsque la teneur en protéine est suffisante et de bonne qualité. Peu d’études ont porté sur l’impact éventuel des acides sur la fréquence et la gravité des ulcères mais leur augmentation apparaît peu envisageable.

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sommaire alimentation - sommaire TP vol.27 2004

 

 

 

 

 

 

 

Interaction entre acide folique, vitamine B12 et méthionine
Impact sur les performances zootechniques et la qualité de la viande

Alain GIGUÈRE, Christiane L. GIRARD, Jean Jacques MATTE

Cette étude détermine les effets de la méthionine et des vitamines B9 et B12 sur les performances, la qualité de la viande et le métabolisme du porc charcutier. 78 porcs ont été nourris avec ou sans addition de 0,2 % de méthionine et de 2 supplémentations en B9 - B12, respectivement de 10-25 et 10 ppm-150 ppb. En croissance, le GMQ est plus élevé de 4,9 % chez les porcs nourris avec méthionine. En finition, l’ingéré alimentaire et le GMQ sont 5,8 % plus élevés chez les porcs recevant 10-25 de B9-B12 par rapport au temoin. Les traitements avec B9-B12 augmentent leurs teneurs plasmatiques alors qu’ils diminuent l’homocystéine. Dans la viande, la B9 et la B12 étaient respectivement de 22 % et 55 % plus élevées et l’homocystéine, 27 % plus basse, chez les porcs recevant 10-150 par rapport au temoin. L’addition de méthionine en croissance et de B9 et B12 en finition améliore les performances de croissance. Les suppléments de B9 et B12 ont permis d’enrichir la viande en ces 2 vitamines et d’en diminuer l’homocystéine.

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sommaire alimentation - sommaire TP vol.28 2005